Nous avons célébré le vingtième anniversaire de la disparition de Rozsda tout au long de l’année 2019, avec trois événements-clé. En janvier, Kálmán Makláry organisait à Bruxelles l’exposition Endre Rozsda-graphic. En septembre, à Paris, nous avons présenté le livre Rozsda-Mélusine N°I à la galerie Les Yeux Fertiles. Pour finir, en décembre, avec l’exposition Everybody Has a Dream à la Galerie Várfok de Budapest.


Parallèlement, nous avions pris contact avec l’Ecole élémentaire de la rue Houdon où Barbara Martinez, professeur d’arts plastiques, avait réalisé un travail remarquable avec ses élèves autour de l’œuvre de Rozsda. Le fruit de ce travail a donné lieu à une exposition en septembre sur la façade de l’école.


Nous étions d’attaque pour affronter les épreuves que 2020 nous réservait et la pandémie ne nous a pas paralysés !


Il nous avait fallu franchir les étapes nécessaires pour faire reconnaître l’atelier Rozsda comme lieu patrimonial et l’ouvrir aux parisiens pendant les Journées Européennes du Patrimoine les 19 et 20 septembre. Pendant ces deux journées, des groupes limités à huit personnes (en respect des consignes sanitaires) se sont succédés.


Les intervenants ont retracé l’histoire du Bateau Lavoir depuis la manufacture de pianos (1860) jusqu’à la construction des ateliers précaires (1899). Ils ont ensuite décrit les différentes étapes qui ont permis à Picasso et sa bande d’inventer le Cubisme (1904-1909), avant d’évoquer l’incendie (1970) puis la reconstruction (1998) et l’arrivée de Rozsda dans l’espace que jadis occupa l’atelier de Picasso.


Nous avons ensuite présenté l’œuvre de Rozsda en projetant le film Rozsda, la peinture, la vie produit par Arte qui se termine sur une musique de Béla Bartók. François Lescun (musicologue et poète) et Patrice Conti (chercheur indépendant) ont démontré l’importance de cette musique dans l’œuvre de Rozsda. Claude Luca Georges (artiste et théoricien) a mis en lumière la dualité abstraction-figuration qui structure l’œuvre de Rozsda.


L’atelier est devenu, tout en conservant une activité picturale, un lieu de recherche et de réflexion sur l’œuvre de Rozsda. Toute personne désirant connaître son œuvre individuellement ou en groupe, peut être reçue sur rendez-vous.


Masque et Bergamasque 1979 - huile sur toile - 49,5 x 60 cm - collection particulière

Le tableau Masque et bergamasque a été évoqué par François Lescun à la page 52 de Mélusine n°I - Endre Rozsda :


(...) Bien que ce titre soit curieusement au singulier, il renvoie de toute évidence au second vers du poème liminaire des Fêtes galantes de Verlaine, Clair de lune :


Votre âme est un paysage choisi

Que vont charmant masques et bergamasques


Mais ce poème déjà si chargé de musique a suscité l’émulation des musiciens : Fauré le met en musique très tôt, puis intitule sa Suite d’orchestre Op. 112, à la fin de sa vie, Masques et Bergamasques, tandis que Debussy, après avoir lui aussi écrit une sublime mélodie sur ce poème, ajoute plus tard une suite pour piano intitulée Suite bergamasque (...)



Une nouvelle vente d'art d'après-guerre et contemporain est organisée à Budapest le 18 décembre 2020 par la maison de vente aux enchères Virág Judit Galéria.


Cinq œuvres d’Endre Rozsda figurent au catalogue et seront mises aux enchères à cette date.



Tableaux


• Lot 30, Danse de la Guerre, 1942, huile sur toile (81,5 x 62 cm) estimée entre 38 350 et 49 300 € (prix de départ : 23 280 €).

Cette œuvre a été réalisée à Paris en 1942. L’année suivante, l’occupation allemande contraindra Rozsda à rejoindre Budapest où sa peinture surréaliste parviendra à sa maturité.


• Lot 39, Manège, 1998, huile sur toile (16 x 22 cm) estimée entre 5 480 et 8 220 € (prix de départ : 2 600 €).


• Lot 46, Caryatides, huile sur toile (40,5 x 30 cm) estimée entre 8 220 et 13 700 € (prix de départ : 4 930 €).



Œuvres graphiques


• Lot 14, Revue, encre et crayons de couleur sur papier (26,5 x 20 cm) estimée entre 2 190 et 2 740 € (prix de départ : 1 370 €).


• Lot 35, Composition, encre et gouache sur papier (32 x 24 cm), estimée entre 2 190 et 2 740 € (prix de départ : 1 370 €).

La Galerie Várfok fête en cette fin d'année son 30e anniversaire et présente, du 1er décembre 2020 au 16 janvier 2021, l'exposition "The Very Best".


Cette exposition propose de découvrir les artistes représentés par la Galerie Várfok à travers une sélection de leurs plus grandes œuvres.


Occasion pour le public d'admirer notamment le plus grand tableau de Françoise Gilot conservé par la Galerie Várfok, ainsi que le remarquable Château de Barbe-Bleue d'Endre Rozsda sur lequel l'artiste a travaillé pendant plus d'une décennie.


Endre Rozsda - Le Château de Barbe-Bleue (1965-1979)

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