L'année 2019 a été marquée par la commémoration du vingtième anniversaire de la disparition d'Endre Rozsda ainsi que par plusieurs expositions et événements qui ont permis de présenter son héritage artistique, en Hongrie, en France et en Belgique.

6 janvier

Mise en ligne de MÉLUSINE numérique n°1, dédié à Endre Rozsda où sont publiés les actes de la journée d’étude.

29 janvier - 28 février

L’Institut Balassi à Bruxelles présente l’exposition « Endre Rozsda - L’œuvre graphique ».

Madame Claude-France Arnould, Ambassadrice de France en Belgique

18 avril - 10 mai

L’exposition Rozsda à la galerie Kalman Maklary Fine Arts : « Works on paper ».


24 mai - 30 juin

L’exposition « SURRÉALISME - LA TROISIÈME SAISON » à la galerie Les Yeux Fertiles avec deux tableaux de Rozsda.


25 mai - 15 septembre

Au Musée Ferenczy à Szentendre : l’exposition Surréalisme hongrois intègre Endre Rozsda à plusieurs étapes historiques du mouvement en Hongrie.

16 et 17 septembre

Pour le 20e anniversaire de la disparition de Rozsda : inauguration d’une stèle sur sa tombe et présentation de la version papier de la revue Mélusine – Rozsda avec la remise des coffrets de l’édition limitée.


23 novembre

Le Musée d’Art Moderne de Paris a réalisé une visite « croisée » de ses collections et de l’atelier Rozsda.

11 décembre

Vernissage de l'exposition Rozsda, « Chaque être a ses rêves » à la Galerie Várfok à Budapest.

Pascale Andréani, Ambassadrice de France en Hongrie

Vernissage


La Galerie Várfok à Budapest présente l'exposition d'Endre Rozsda intitulé « Chaque être a ses rêves ».


L'exposition commémore le 20e anniversaire de la mort de l'artiste, et, en même temps, le 20e anniversaire de la première exposition personnelle de Rozsda qui a été organisé à la Galerie Várfok en 1999.


L’exposition qui sera ouvert jusqu’au 8 Février, 2020, présente les peintures emblématiques de Rozsda comme par exemple La Tour et Le Château de Barbe-Bleu ensemble avec des œuvres qui n’ont jamais été montrées en Hongrie auparavant.




Proposée par Annabelle Constant, responsable du service éducatif et culturel sur une idée de Viviana Gobbato. Intervenants : Bénédicte Ledru, Jean Paul Deroche

Encouragés par Mathilde Frotiée

Développement des publics & de l’action culturelle du MAM de Paris


10h30 visite des collections permanentes du musée

Bénédicte et Jean-Paul tendent le fil rouge de cette première partie de la visite entre la figure d'Apollinaire et celle d’André Breton. Avec le premier nous découvrons le Cubisme et les avants gardes du début du XXe siècle.


Avec Breton nous parcourrons l’aventure du surréalisme. Excellente, l’idée de nous montrer le sublime tableau de Toyen, qui avait, comme Rozsda, participé à l’exposition présentée par Breton en 1961 à Milan.


Le fil rouge nous conduit, enfin, face aux puissants tableaux de Simon Hantai et Judit Reigl, artistes hongrois amis de Rozsda (tous trois présents dans la réédition du « Surréalisme et la peinture » 1965).


Petite frustration en sortant du MAM, celle de ne pouvoir continuer à retrouver encore d’autres chef-d ’œuvres dans leur nouvel accrochage. Il faut revenir !



14h30 visite du Bateau-Lavoir

Place Emile Goudeau, Bénédicte et Jean-Paul font revivre l'histoire du Bateau Lavoir à l’aide des ombres chinoises de la vitrine du musée de Montmartre.


Nous pénétrons dans l’atelier de Rozsda qui se trouve à la place exacte de celui de Picasso. Dès l’entrée, sous le grand palmier, le regard noir (aux yeux bleus) de l’autoportrait de Rozsda accueille les visiteurs. Le peintre lui-même nous raconte son histoire dans le film qu’Arte avait présenté en 1999. Il y fait tourner le tableau Promenade Erzsébet, cette explosion de couleurs où il noie son chagrin de la fin de la guerre.


Face au tableau La tour de Babel (commandé par Borges, à l’instigation de Queneau) Claude- Luca Georges, ami de Rozsda, peintre et essayiste, fait remarquer que cette composition, abstraite au premier abord, fait ensuite émerger, dans une seconde vision, des aspects évocateurs ou figuratifs. Et il attire l’attention sur le fait que cette dualité de la vision, aujourd’hui accessible à une nouvelle sensibilité picturale, a situé Rozsda dans une marginalité de son siècle écartelé entre les tenants de l’abstraction et ceux de la figuration. Cette caractéristique majeure de l’œuvre de Rozsda, a d’ailleurs fait l’objet d’un article de Claude-Luca Georges, paru dans Mélusine.


Le temps a passé très vite. Nous n’avons pas eu le temps de montrer le dessin de Rozsda conservé dans les réserves du MAM Aurore . Encore une frustration. Il reste trop de choses à voir. C’est sûr, il faut revenir !

Site M. A. M. Paris : www.mam.paris.fr Site Rozsda : www.rozsda.com Site C L Georges : www.claude-luca-georges.fr/