Journée d’étude sur Endre Rozsda


L’APRES (Association Pour la Recherche et l’Etude du Surréalisme), animée par Henri Béhar* et Françoise Py**, a présenté le 10 mars 2018, sa 5e Journée d’étude sur les langages du surréalisme intitulée :


Endre Rozsda, peintre du mystère


Elle s’est déroulée à l’auditorium du Musée d’Art Brut et Singulier à la Halle Saint-Pierre en présence du président de l’Association des Amis d’Endre Rozsda, Monsieur Csaba Benedek, avec la participation de deux historiens d’art et trois personnalités ayant réfléchi à l’œuvre de Rozsda.

Parlant de l’abstraction et de la présence du monde chez Endre Rozsda, le peintre Claude-Luca Georges, a montré comment les œuvres de l’artiste suscitent deux visions successives : la première qui est abstraite et la seconde qui fait naître de multiples évocations.


Projection du fim réalisé par Pierre-André Boutang avec Anne Le Doeuff et David Rosenberg : Rozsda, la peinture, la vie (Arte-Métropolis)


Après la pause déjeuner, David Rosenberg, historien d’art, commente « Endre Rozsda, une vie dans la peinture ».


Il nous fait part de sa rencontre avec l’artiste et des longs moments de dialogue qui ont nourri les quatre ouvrages qu’il lui a dedié***.


François Lescun****, poète et musicologue, mène l’enquête à propos de « Rozsda et la musique ». Il établit une relation entre l'œuvre picturale et l’influence de Mozart, Beethoven, Debussy et surtout, celle de Bartók chez Rozsda.


Patrice Conti est chercheur indépendant. Dans son intervention « A la recherche de l’hors du temps : Endre Rozsda et la figure de Marcel Proust », il s’appuie sur les textes et propos de l’artiste. Il examine les preuves attestant l’intérêt de Rozsda pour Proust, avant de proposer une lecture de sa démarche créatrice et des œuvres de sa maturité à partir de thèmes communs aux deux créateurs.


Après la publication de sa thèse Endre Rozsda : la pluralité du regard surréaliste, Alba Romano Pace, historienne d’art, nous fait part du résultat de ses nouvelles recherches sur l’interaction entre les peintres, les poètes et les scientifiques dans le Budapest de l’après-guerre. Elle nous montre l’influence du « biomorphisme » dans les toiles réalisées par Rozsda pendant cette période.


La journée s’est terminée par un verre de l’amitié suivi d’un vin d’honneur dans l’atelier de l’artiste au Bateau Lavoir.


* Professeur émérite, Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3

** Maître de conférences en histoire de l’art, Département d’arts plastiques, Université Paris 8

*** David Rosenberg : 1998 Rozsda, Rétrospective Műcsarnok, Budapest/ 2001 Rozsda l’œuvre graphique Musée des Beaux Arts,

Budapest/2002 Rozsda, l’Œil en Fête, Somogy Editions d’Art/2013 Rozsda, Le Temps retrouvé Galerie Nationale Hongroise

**** François Lescun a publié un poème intitulé « Rozsda » dans son recueil Réfractions, Editions Caractères, 2005