ROZSDA ENDRE, Galerie Furstenberg, Paris, 1963

Le catalogue comprend un texte de Rozsda et un poème de la poétesse Joyce Mansour :

Le satin, l’opale, la blanche alchimie

 

Des topazes coulent le long des flancs

De la belle d’ébène sur son lit de Carrare

L’argent pâle

Vaste clairière

Langueur flottante

Pâmoison de blonde

Toutes les flatteries de la guerre

L’or massif peint en persécutions

Véhément et farouche

L’apothéose de l’hostie

Au centre de la moule

L’émeraude enfin au sommet de la tiare

Eau incessante d’amertume sur la couche même de l’amour

Au crever comme une bulle dans une mare de diamants

Tremblante sous les battements de ce galet ramassé sur la plage

Contrée de mon immense amour